Presse


Le Matrimoine

CharlieHebdo« On lit toujours les textes de femmes avec un doute ».

 Interview d’Aurore Evain, par Laure Daussy, dessins de Vuillemin, 23 sept. 2015

« [Pour juger de la qualité de ces pièces de femmes], il faut les lire, et surtout les mettre en scène, et les voir jouer. On est tellement habitués à une poignée de classiques, Corneille, Racine, Molière… déjà tellement validés que leurs textes sont vivants. Quand on les lit, on les met immédiatement en scène dans nos têtes. Pour les femmes, c’est l’inverse, leurs textes sont morts, ce sont des fantômes. On les lit toujours avec un doute. Mais dès que l’on commence à les faire revivre, c’est comme un corps qui ressuscite, tout leur talent émerge. Cela a été le cas pour la pièce de Mme de Villedieu. Les comédiens étaient eux-mêmes surpris par sa puissance. C’est une pièce « shakespearienne », qui introduit du théâtre dans le théâtre, et joue à la fois sur les ressorts de la tragédie et de la comédie. Elle avait été sélectionnée par Molière pour être mise en scène au Palais-Royal. Aucun auteur masculin de son temps n’osa mettre en scène la figure du roi avec autant d’audace. […] »

  • France Culture, La Fabrique de l’Histoire, 13 février 2019

Aurore Evain, invitée à l’émission « Ecrivaines, dramaturges, autrices : la longue histoire des femmes de lettres », pour y parler de l’histoire des autrices de théâtre et annoncer sa mise en scène du Favori de Madame de Villedieu. Ecouter

  • Télérama, « Des Journées du matrimoine pour réhabiliter l’héritage des femmes dans l’art et la culture », entretien d’Aurore Evain avec Romain Jeanticou, 26 décembre 2017

Le mot “matrimoine” a depuis longtemps disparu de la langue française. Le réhabiliter n’est pas seulement une question de linguistique, mais un moyen de valoriser le travail artistique des femmes rendu invisible par l’Histoire, avance la militante et historienne du théâtre Aurore Evain. Lire l’article

La Folle Enchère, de Madame Ulrich

  • Un Fauteuil pour l’orchestre, ƒƒƒ, article de Léa Suzanne, déc. 2019 

    « Pour sa mise en scène, Aurore Évain s’est entourée d’une plasticienne (Carmen Mariscal) qui imagine un jeu de miroirs mesguischien – les images sont somptueuses, magnifiées par les éclairages subtils et bien pensés. Pour les costumes, Tanya Artioli a imaginé des créations étonnantes – en particulier pour l’héroïne, Mme Argante, mixte de Reine Vierge et de Reine maléfique Disney. Il faut dire qu’Isabelle Gomez y apporte sa technique et son abattage impeccables, portant la pièce de bout en bout. Catherine Piffaretti, en suivante rouée, joue sur les conventions de jeu « classiques » en les faisant, précisément, jouer : la partition est piégeuse, mais elle est réussie. L’épilogue de la pièce, dit avec chaleur par Julie Ménard, rappelle les mots finaux de Rosalinde dans As you like it : sauf que là, c’est véritablement une femme qui les écrit et les dit…. On ne saurait donc qu’inviter les spectatrices et les spectateurs à aller voir, sans préjugé aucun, La Folle Enchère, pièce folle et inconnue…. » Lire l’article

  • Féministes en tous genres, article de Sylvia Duverger, déc. 2019

    « […] L’on est séduit·e par ce théâtre dans le théâtre, ce désordre dans les identités de genre et de classe, bien servi par le jeu joyeux et les chants baroco-rock entonnés par des comédien·es polyvalent·es. Une habile scénographie fait bien ressentir, sous les exubérantes métamorphoses des personnages et leur diffraction dans des miroirs dont la place change au gré de l’intrigue, le tournis existentiel propre au théâtre. C’est aussi pourquoi l’on aime la façon dont des chansons de Mylène Farmer, de Brigitte Fontaine, de Gainsbourg, d’Higelin, d’Arthur H ou d’Eddy de Preto prolongent la saisissante modernité de certaines réparties.
    Un entrelacement ludique d’ancien et de moderne plutôt réussi, comme Aurore Evain en a le goût, l’art et le savoir, elle à qui l’on doit tout autant la résurgence du mot “autrice” que la redécouverte du théâtre des femmes de l’Ancien Régime et, au moins en partie, le récent succès des célébrations du matrimoine.». Lire l’article

  • Théâtre(s) Magazine, « Comédiennes : que jouer passé 45 ans ? », Hiver 2020, entretien avec Aurore Evain, par la journaliste Typhaine Le Roy, à l’occasion de la création de La Folle Enchère, de Madame Ulrich. Lire l’article

Le Favori, de Mme de Villedieu

  • Théâtreactu, « Le Favori, Voyage théâtral à la cour de Louis XIV » :

Article d’Alec Petit, 14 mai 2019. « …force est de constater qu’avec Aurore Evain et sa compagnie La Subversive, une nouvelle ère théâtrale s’ouvre…! » Lire l’article

  • Magazine 50/50, « Aurore Evain sort Le Favori de Madame de Villedieu, de 350 ans d’oubli »

Article de Marie-Hélène Le Ny, , 13 mai 2019. Lire l’article

  • Magazine L’Envolée culturelle : « Le Favori de Mme de Villedieu à la Tour passagère : notre favori ! »

Article de Sarah Chovelon, , 17 juin 2016. […] En bref, une pièce de belle facture, interprétée par une compagnie talentueuse et inventive : bravo à la Subversive ! »  Lire l’article

  • Magazine Hétéroclite, « La Compagnie La Subversive recrée Le Favori, première pièce écrite par une femme à être jouée devant le Roi Soleil »

Article de Yannick Mur, , n°112,  juin 2016, Lyon. @Yannick Mur :  » Excellent ! Belle découverte que Le favori de Mme de villedieu. Bravo à @auroreevain et aux comédiennes et comédiens » Lire l’article (pdf)

  • Magazine 50/50, « Madame de Villedieu : Une autrice fémininiste à la cour du Roi Soleil », article de Maylis Ardit, avril 2017. Lire l’article
  • Geneviève Fraisse, philosophe, interview pour le Magazine 50/50, sept. 2015

« Le Matrimoine met aussi en lumière des textes anciens comme la pièce de Mme de Villedieu, une autrice contemporaine de Molière, une pièce mise en scène par Aurore Evain, jouée ce week-end. Cette pièce est tout simplement magnifique. Elle parle de pouvoir politique, des effets de cour du pouvoir politique, on n’est vraiment pas dépaysé-e-s. Et ce texte est tellement beau qu’on se trouve dans une espèce de joie en l’écoutant. »

Le Lieu perdu, adapté de Norma Huidobro

  • teleramaChronique Web Radio, par Fabienne Pascaud, le 3 août 2010

« Adaptée du premier roman de l’écrivaine argentine Norma Huidobro, cette très jolie pièce est à découvrir dans le cadre des Nuits d’été argentines, à Paris, jusqu’au 8 août. L’intrigue pleine de sensualité, les comédiennes talentueuses et la mise en scène très réussie ont séduit Fabienne Pascaud, directrice de la rédaction deTélérama. »  Ecouter la chronique

  • Froogy’s delight, Critique de MM, paru en juillet 2010 « Aurore Evain réussit intelligemment son entreprise dans le registre d’un théâtre d’émotion et de violence très cinétique tant par sa structure que par sa mise en scène servis par de bons comédiens. » Lire l’article